Laché en plein vol
Je vois les maisons se rapprocher
Je lève la tête et aperçois l'auréole
Qui autrefois nous unissait
Main dans la main
Elle se promenait dans mes pensées
Mais aujourd'hui je sais
Qu'elle ne sera plus là demain
Le sol se dérobe
Sous mes pieds
Une dimension déjà m'enrobe
Visons d'indivisions
Je vois l'unit qui m'agresse
La douceur me lacère
Cette malheureuse parresse
Hier m'a mise à terre
Un mur a remplacé ma perspective d'avenir
Je me vois m'enfouir pour mieux m'enfuir
Mais préférant la fuite aux faux combats
Mon esprit est déjà là-bas
Ma chair et mon sang sont ici
Mais ce ici où est-il ?
Mon esprit pourrait me le confier
S'il n'avait pas déserté
Peut-être la flamme
N'est-elle pas éteinte
Toujours est-il que j'ai froid
© Etienne Ster
Jeudi 13 novembre 2008
La fleur, fânée, meurt sur sa tige fatiguée
Un an plus tard c'est avec le sourire que je recopie ici ces mots qui avaient jaillis de mon esprit renversé le soir du 13 novembre 2008.
A partir de cette date j'ai réalisé combien vous, ma famille, m'était chère. Vous, ma chair. Ce n'est pas la vie qui nous attend, c'est à nous de nous relever. Je suis heureux d'avoir appris. Et
heureux d'avoir mesuré à quel point vous êtes tous plus importants que n'importe qui. Non pas que j'en avais douté ou que je l'avais remis en question, mais cela m'apparaît maintenant avec la
limpidité d'un but de Daniel Narcisse! Ou si vous préférez... avec la limpidité d'une descente chromatique de Beethoven. Ca vous parle toujours pas ? Faites un effort! Bon... avec la limpidité
d'un martin-pêcheur fendant la surface de l'eau pour exercer son art de la chasse. C'est bon là ?
Bien à vous,
Votre humble serviteur de nouvelles
"La vie c'est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber"
Forrest Gump